Travailler pour le Big4 : comment choisir le meilleur cabinet ?

Le turnover annuel dans les cabinets du Big Four dépasse régulièrement les 20 %, selon les rapports internes. Les classements de satisfaction varient d’une année à l’autre, alors que les grilles salariales et les possibilités d’évolution affichent des écarts notables selon la spécialisation et le pays d’implantation.

Certaines pratiques de formation accélérée et de mobilité interne restent une spécificité rarement égalée ailleurs dans le secteur du conseil et de l’audit. Le choix d’un cabinet ne dépend donc pas uniquement de la réputation globale, mais aussi de critères internes souvent méconnus.

Les Big Four : comprendre leur rôle et leur influence dans le secteur

Les Big Four, Deloitte, EY, KPMG et PwC, ne se contentent pas de certifier les comptes : ils écrivent les règles du jeu. Leur empreinte s’étend sur tout l’écosystème financier, des normes professionnelles à la gouvernance des entreprises cotées. Près de 70 % des sociétés du CAC 40 leur confient la certification de leurs comptes, preuve de leur poids sur le marché. Leur chiffre d’affaires mondial a dépassé les 200 milliards de dollars, générés à la croisée de l’audit, du conseil stratégique, de la fiscalité et des transaction services.

Mais leur terrain de jeu dépasse largement la finance pure. Transformation digitale, conformité réglementaire, gestion des risques : ils s’imposent là où les enjeux se font pressants, souvent en compétition directe avec les géants du conseil en stratégie (McKinsey, BCG, Bain). Cette diversité place les cabinets Big Four au centre de la réflexion stratégique des multinationales et des filiales françaises de groupes mondiaux.

Leur force de frappe humaine est à l’avenant : plus de 1,3 million de collaborateurs à l’échelle internationale, dont une large part dédiée à l’audit et à l’expertise comptable. Chaque année, ils recrutent des milliers de jeunes diplômés, favorisent la mobilité internationale et misent sur la formation continue pour accélérer les carrières.

Chez les Big Four, l’influence se mesure autant à l’aune des chiffres qu’à leur capacité à anticiper les évolutions du secteur. Ils guident la transformation de la profession comptable et du conseil, repèrent les tendances, accompagnent les mutations économiques et réglementaires. Pour qui vise une carrière exposée ou aspire à rejoindre un acteur clé de la finance, passer par l’un de ces cabinets reste un passage presque obligé.

Zoom sur Deloitte, EY, KPMG et PwC : forces, cultures et domaines d’excellence

Quatre noms, quatre ADN. Deloitte, EY, KPMG, PwC incarnent chacun une manière de penser le conseil et l’audit. Le choix du cabinet ne se limite pas à un logo : il engage une approche, une méthode, une philosophie du métier. Voici quelques repères pour mieux comprendre leurs spécificités :

  • Deloitte s’impose par son volume et sa capacité d’innovation. Premier sur le plan du chiffre d’affaires mondial, il investit massivement dans la transformation digitale et l’analyse de data. Sa marque de fabrique ? La polyvalence des missions : audit, conseil, fiscalité, gestion des risques. On y recherche le consultant « couteau suisse ».
  • EY met la barre haut sur la formation et la culture entrepreneuriale. Les nouveaux arrivants bénéficient d’un accompagnement structuré, d’une accélération des parcours, et d’un vrai levier pour s’imposer dans l’audit financier ou le conseil. EY muscle aussi sa présence en transaction services.
  • KPMG privilégie l’ancrage local et l’engagement sociétal. Sa tradition d’audit s’enrichit aujourd’hui d’une expertise en cybersécurité et en conseil opérationnel. Les profils qui aiment le terrain et la proximité client y trouvent un terrain d’expression privilégié.
  • Pwc s’appuie sur une réputation mondiale de rigueur et d’accompagnement des grands comptes. Les équipes travaillent sur des missions transverses, dans des secteurs variés, avec de vraies opportunités de mobilité internationale. Le conseil stratégique occupe une place centrale, tout comme l’accompagnement des grandes transformations.

L’excellence a son revers : la pression est réelle, les rythmes soutenus, la mobilité encouragée, la formation constante. Les équipes, souvent pléthoriques, créent une émulation où l’apprentissage se fait au contact direct de clients exigeants et dans des équipes aux compétences variées.

Quelles opportunités de carrière attendre d’un passage chez un Big Four ?

Intégrer un Big Four, c’est choisir une rampe d’accélération pour sa trajectoire professionnelle. Dès l’arrivée, l’exposition à la complexité des entreprises, la diversité des missions et la montée en responsabilité sont au rendez-vous, parfois dès les premiers mois. Sur le marché, le passage par l’un de ces cabinets vaut reconnaissance immédiate.

Le dispositif de formation n’a rien d’accessoire. Dès le stage ou le premier poste, les jeunes collaborateurs suivent des parcours structurés, bénéficient d’un accompagnement rapproché et manipulent des outils à la pointe. Les missions s’enchaînent : audit légal, conseil financier, contrôle de gestion, transaction services, et pour les plus polyvalents, private equity ou transformation digitale.

Le nom Big Four sur un CV ouvre des portes. Après quelques années, les anciens rejoignent souvent des directions financières, le contrôle de gestion, des cabinets de conseil en stratégie ou des fonctions d’audit interne dans de grandes entreprises. Certains bifurquent vers le private equity ou choisissent des cabinets plus spécialisés.

Voici quelques exemples d’avantages concrets qui structurent ces parcours :

  • Réseau d’anciens puissant
  • Missions à l’international, mobilité entre bureaux
  • Exposition directe aux dirigeants d’entreprise

La maîtrise des entretiens, la gestion de la pression, l’apprentissage du travail collectif : autant d’atouts pour bâtir une carrière solide. Les Big Four restent une référence sur le marché, offrant un tremplin pour s’imposer dans l’audit, le conseil ou des secteurs connexes.

Jeune homme en costume dans un atrium en marbre vérifiant sa tablette

Big Four ou autres cabinets : comment faire le choix qui vous correspond vraiment ?

S’engager chez un cabinet, ce n’est pas simplement choisir une formation, c’est engager un vrai tournant professionnel. Face à la puissance de Deloitte, EY, KPMG et PwC, l’attractivité des Big Four est réelle : chiffre d’affaires colossal, rayonnement mondial, missions auprès de clients multinationaux. Pourtant, le paysage ne se limite pas à ces géants. Les cabinets mid-tier et les indépendants, Mazars, BDO, Grant Thornton, RSM International, se démarquent à leur manière.

Les cabinets indépendants parient sur d’autres leviers : proximité client, agilité, polyvalence. Au sein de structures plus compactes, les équipes jonglent avec plusieurs expertises : audit, conseil en stratégie, pilotage de missions à forte valeur ajoutée. Pour celles et ceux qui privilégient l’autonomie et une organisation moins standardisée, ces cabinets offrent un terrain de jeu différent.

Regardez les différences clés entre les deux mondes :

Big Four Cabinets mid-tier / indépendants
Réseau mondial, missions à l’international Proximité client, environnement flexible
Formations structurées, forte spécialisation Polyvalence, évolution rapide des responsabilités

Prenez le temps de jauger la culture d’entreprise, la typologie de la clientèle, l’importance accordée à la formation ou à la mobilité. Certains privilégieront la renommée d’un grand cabinet d’audit tel que PwC, d’autres miseront sur la flexibilité d’un cabinet mid-tier. Le secteur regorge d’options, du conseil financier à l’expertise comptable, du transaction services au conseil en stratégie.

Au bout du compte, choisir son cabinet, c’est ouvrir la porte à tout un univers professionnel, apprendre à se connaître au fil des expériences et, parfois, se surprendre à rêver plus grand que prévu. Qui sait, l’aventure ne fait peut-être que commencer.

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